La constructionLe geste avant le plan
Coque en bois massif assemblée à la main, sans plan ni maquette: la yole ronde naît d'un savoir-faire transmis de génération en génération.
Construite à l'œil, transmise par la pratique
Reconnu depuis 2017 à l'inventaire national du patrimoine culturel immatériel, ce savoir-faire se transmet de main en main. De la coque à la mise à l'eau, chaque étape reste artisanale, guidée par l'œil du charpentier davantage que par un plan couché sur le papier.
La longueur d'une yole de course est plafonnée à environ 10,50 mètres par le règlement, mais aucune n'est tout à fait identique à une autre.
L'histoire de ce savoir-faire
De la charpente à la mise à l'eau
La charpente
Tout commence par la coque. Les gabarits donnent forme à la yole, pièce par pièce, dans le respect de la tradition héritée des charpentiers de marine.
Le bois
Le bois, soigneusement sélectionné, est travaillé, cintré et assemblé à la main. Chaque essence a son rôle : souplesse pour les membrures, nervosité pour les mâts.
Le montage
Chaque élément est ajusté au millimètre pour assurer solidité, légèreté et performance en mer. Une yole se construit comme elle se mène : en équipe.
La finition
Peinture, accastillage, réglages : chaque yole est unique et fière des couleurs de son équipe, reconnaissable au premier coup d'œil depuis le rivage.
Prête à courir
Une yole bien construite, bien réglée et bien menée peut faire toute la différence sur les huit étapes du Tour.
