Pourquoi la yole ronde est entrée au patrimoine de l'UNESCO

Le 17 décembre 2020, la yole de Martinique est devenue le premier élément du patrimoine martiniquais inscrit sur une liste de l'UNESCO. Une consécration pour une pratique née de la pêche.

Un registre particulier

L'inscription s'est faite sur le Registre des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, sous un intitulé précis : la yole de Martinique, de la construction aux pratiques de navigation. Ce n'est pas la liste la plus connue de l'UNESCO, mais elle distingue les démarches exemplaires de transmission. Trois ans plus tôt, en 2017, le savoir-faire de construction avait déjà rejoint l'inventaire national français.

La yole y avait toute sa place : construite en bois, sans quille ni gouvernail, elle ne tient que par l'adresse de son équipage.

Sauvegarder une chaîne humaine

Ce que l'UNESCO reconnaît, ce n'est pas un objet mais une transmission : les charpentiers de marine qui construisent les coques de mémoire, les équipages qui apprennent à lire le vent, les associations qui font vivre la discipline et le public qui suit la course d'une commune à l'autre.

C'est aussi ce qui rend la yole difficile à copier : derrière chaque édition du Tour, il y a un patrimoine vivant, entretenu toute l'année.

L'équipage au rappel : un savoir-faire transmis de main en main.
L'équipage au rappel : un savoir-faire transmis de main en main.

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