Les 15 équipages engagés sur la 40e édition
Quinze yoles sont au départ de la 40e édition du Tour. Le François et Le Robert alignent chacun plusieurs équipages, confirmant leur statut de places fortes de la discipline. Voici qui compose le plateau.
Le Robert et Le François, les deux poumons
Le Robert engage UFR-Chanflor, tenante du titre menée par Marc-Daniel Labourg, mais aussi GFA Caraïbes-L'univers du pneu, avec Manuel Jean-Marie, et Mr Bricolage, mené par Ismael Cellamen.
Le François répond avec quatre bateaux : Cottrell-LeaderMat, mené par Loïc Mas et Mathieu Belhumeur, Ets Rosette-L'Appaloosa avec Kenny Exilie et Mario Malfreury, SMEM-Solar Inox-Triple 8 conduit par Steeve Jacqua, et CFA-UMIH Formation-Mc Donald's, avec Guy-Albert Romer.
Le sud et le nord dans la course
Le Marin présente trois équipages : SARA Énergies Nouvelles-AutoDistribution, mené par Dimitri Béreau, Bimini, avec Isaac Lafleur et Sylver Guy, et CMA-CGM, conduit par Georgy Lagier-Lamon.
Ailleurs, Élizé Restaurant-Madiana Cinéma défend les couleurs de Sainte-Anne avec Marc-Emmanuel Florian, Royal Fruits de Martinique-ADEP celles de La Trinité avec Joe Glanny, Sa Pa Zafèw celles du Lamentin avec Pédrick Petito, et Prixe-Midea celles du Vauclin avec Mike Melidor-Fuxis. Pli Bel Price-Pneu Cash, mené par Laurent Mas, complète le plateau.

Ce qui se cache derrière un nom de yole
Le nom qui apparaît au classement est celui des partenaires qui financent le bateau. Derrière, il y a une association, une commune d'attache et un équipage qui s'entraîne toute l'année sur le même plan d'eau.
Le patron, lui, donne son identité sportive à l'écurie. C'est lui qui tient la tèt pagay, choisit les trajectoires et décide du moment où il faut envoyer ou réduire la toile.
Cette double lecture explique pourquoi certaines communes reviennent si souvent. Le François, Le Robert et Le Marin concentrent à eux seuls dix des quinze bateaux engagés cette année.
Une quinzaine d'équipiers par bateau
Une yole ronde ne tient debout que par ses hommes. Sans quille ni lest, elle dépend entièrement de ses deux voiles, grand-voile et misaine sur des mâts inclinés vers l'avant, et du poids de l'équipage.
Chacun a son poste. Les cordiers règlent les voiles, les dresseurs partent au rappel sur les bois dressés, la doublure travaille à l'avant, le barreur tient la trajectoire. Une erreur de coordination et le bateau chavire.
À l'échelle des quinze équipages engagés, ce sont donc plusieurs centaines de personnes qui prennent la mer chaque matin, sans compter les accompagnateurs et les équipes à terre.
Comment se joue le classement
Chaque étape est chronométrée. Des points sont attribués à l'issue de la journée, puis cumulés d'une étape à l'autre jusqu'à l'arrivée finale à Sainte-Anne.
Le leader du classement général porte le maillot rouge. Il peut changer de bateau au fil de la semaine : une seule journée manquée suffit parfois à rebattre les cartes.
Sur huit journées, la régularité pèse donc autant que la vitesse pure. Un équipage brillant mais irrégulier peut laisser filer le général, quand un bateau constant remonte sans jamais dominer une étape.
Un niveau annoncé comme rarement atteint
Le plateau 2026 est présenté comme l'un des plus relevés de ces dernières années, avec plusieurs équipages capables de viser la victoire d'étape.
UFR-Chanflor part avec l'étiquette de tenante du titre, mais l'écart se joue souvent à quelques dizaines de secondes sur une semaine de course. Les résultats d'étape trancheront.
Huit journées, du 26 juillet au 2 août, suffiront à départager ces quinze bateaux. Nous publions les résultats et le classement général au fil des étapes.
